Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire

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Ce projet de 4 ans financé par la Politique Scientifique Fédérale belge vise à développer des outils, basés sur la télédétection, destinés à améliorer l'analyse de la dynamique spatio-temporelle de la transmission des maladies. Deux études de cas ont été sélectionnées, l'une concerne une maladie vectorielle et l'autre une maladie hautement contagieuse. Il s'agit de (1) la présence et la propagation de la maladie de la langue bleue (fièvre catarrhale des ruminants) en Italie et dans le bassin méditerranéen et (2) la dynamique de transmission de la fièvre aphteuse en périphérie du Great Limpopo Transfrontier Park en Afrique australe. Bien que ces études de cas concernent des maladies animales spécifiques, les approches novatrices qui seront développées et mises en oeuvre seront génériques et pourront être appliquées à d'autres maladies, même humaines, présentant des caractéristiques épidémiologiques similaires. Une analyse épidémiologique préliminaire permettra de rassembler les données nécessaires sur l'occurrence des maladies, les vecteurs, les hôtes potentiels, la faune sauvage, le bétail et la population humaine. Les données dérivées de la télédétection - de la basse à la très haute résolution spatiale - constitueront d'une part une source d'information au niveau épidémiologique et d'autre part des variables d'entrée dans des modèles spatiaux à différentes échelles: des modèles de distribution à l'échelle du pays ou de la région, des modèles paysagers et de propagation à l'échelle locale, ainsi que des modèles basés sur la très haute résolution sur certaines zones-cibles nécessitant un degré de détail plus élevé. Tous ces modèles seront intégrés dans un système d'information spatio-temporel (STIS) afin de permettre une analyse plus approfondie et plus intégrée que ce qui a été fait jusqu'à présent dans le domaine. Les résultats serviront à estimer les risques de propagation future, à démontrer l'efficacité ou l'inefficacité des barrières existantes et à améliorer la gestion et le contrôle des maladies.

L’objectif du projet SMART consiste à fournir aux « Mine Action Centres » (MAC) des outils innovants destinés à les aider dans leur tâche de réduction des zones suspectes d’être minées. Dans les contextes où les mines ont surtout été posées seules, en groupes ou en lignes plutôt qu’en champs de mines bien structurés, tout au plus 50% (et souvent moins de 10%) des zones considérées comme suspectes sont effectivement minées. Le déminage est une activité longue, dangereuse et coûteuse, c’est pourquoi la réduction des zones suspectes en amont de cette activité revêt une grande importance. Des recherches antérieures ayant démontré que les méthodes actuelles d’extraction d’information au départ de données de télédétection ne permettent pas de détecter les mines, ni même les champs de mines, SMART ne vise pas la détection des mines, ni des champs de mines, mais plutôt d’indicateurs de zones minées (tels que des traces d’activités militaires, des localisations stratégiquement importantes et des changements de l’utilisation du sol). Les données utilisées sont principalement des données aéroportées optiques (Daedalus) et radar (E-SAR), ainsi que des informations contextuelles collectées sur le terrain. Un module de détection du changement implique également l’utilisation de données satellitaires anciennes. Sur cette base, différents classifieurs et détecteurs d’indicateurs sont mis en œuvre. Les résultats obtenus grâce à ces outils sont ensuite fusionnés pour produire une image synthétique à partir de laquelle des cartes de risque sont construites. Outre son expertise, l’utilisateur final pourra se baser sur les cartes de risque pour prendre la décision de réduire ou non les zones suspectes. Le produit fourni à l’utilisateur (CROMAC – Croatian Mine Action Centre) en fin de projet sera basé sur un logiciel SIG existant, augmenté de fonctionnalités spécifiques destinées à permettre la production de ces cartes de risque au départ de données de télédétection et d’informations contextuelles collectées sur le terrain.

La dépollution de grandes zones civiles contaminées par des mines antipersonnel et des armes à sous-munitions est une problématique difficile en raison de la grande diversité des zones dangereuses et de la contamination explosive. Il n'y a pas de solution unique et de nombreux acteurs de l'action contre les mines ont émis le souhait de disposer d'une boîte à outils à partir de laquelle ils pourraient choisir les outils les plus appropriés pour une situation donnée. Certains ont construit leur propre boîte à outils, le plus souvent spécifique à certaines tâches précises telles que la dépollution. Le projet TIRAMISU vise à fournir les bases d'une boîte à outils plus complète qui couvrira les principales activités de l'action contre les mines, depuis l'étude de vastes zones jusqu'à l'élimination des risques d'explosion proprement dit, y compris l'éducation au risque des mines. (...)