Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire

COLLOQUE « CONCILIER EXPERTISE SCIENTIFIQUE ET PARTICIPATION : LE DÉFI POSÉ PAR LA CONVENTION EUROPÉENNE DU PAYSAGE »

RÉSUMÉS DES POSTERS



En plus des présentations orales, une salle sera mise à disposition pour une exposition de posters.

L’étude, la mise en place, la modification et la gestion des paysages ne sont pas uniquement laissées aux mains de scientifiques, loin s’en faut. D’autres acteurs de terrain ont également une expérience riche d’enseignements à partager. Cette pratique a donc une place dans les réflexions et échanges de savoirs que ce colloque engendrera. Pendant toute la durée du colloque, un espace « posters » sera dédié à ces compétences.

Cet espace « posters » sera également dédié à tout scientifique souhaitant s’exprimer de la sorte.

 

P-1 [48.] L’observatoire photographique transfrontalier des paysages, un outil pour connaître, analyser et sensibiliser aux évolutions du paysage

D. Bragard

Parc naturel des Plaines de l'Escaut
Rue des Sapins 31, 7306 Bon-Secours (Peruwelz), Belgique

dbragard(at)plainesdelescaut.be

Au cœur du Hainaut, les paysages des Plaines de l’Escaut et de la Scarpe se conjuguent en transfrontalier dans une mosaïque de paysages diversifiés.

Le Parc naturel transfrontalier du Hainaut, associant le Parc naturel des Plaines de l’Escaut et le Parc naturel régional Scarpe-Escaut s’est doté depuis 2009 d’un Observatoire photographique des paysages.

Un Observatoire photographique des paysages permet d’observer l’évolution des paysages grâce à la technique de la reconduction photographique dans le temps. Le principe est simple : « effectuer des prises de vues sur un territoire donné, qui seront par la suite re-photographiés dans le temps » (Extrait de itinéraires photographiques – Méthode de l’Observatoire photographique du paysage, 2008, Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du développement durable et de l’Aménagement du territoire).

Destiné à illustrer le territoire et son devenir, l’observatoire peut constituer un outil d’aide à la décision pour garantir une harmonie entre les paysages actuels et à venir, qu’ils soient emblématiques du territoire ou des paysages du quotidien.

En ce sens, cet outil permet de s’engager « en vue d’une meilleure connaissance de ses paysages » et à « en suivre les transformations » (art. 6 de la Convention de Florence). Sur base d’une participation citoyenne soutenue, il peut permettre d’« accroitre la sensibilisation […] à la valeur des paysages, à leur rôle et à leur transformation » (art. 6). Il facilite, en outre, la coopération transfrontalière en réponse à l’art. 9 de la Convention, et tend « à favoriser les échanges de spécialistes du paysage » (art. 8 de la Convention de Florence).

Dans cet esprit de l’article 9, la volonté est de « passer la frontière », de donner de la force à une analyse transfrontalière en dépassant les règles et législations différentes entre les deux pays pour parler uniquement de la matière « paysage » et de ses enjeux.

Mots clés : observatoire, transfrontalier

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P-2 [49.] Local inhabitants’ input in Landscape Architecture students’ projects

M. Flekalova, A. Salasova, B. Sarapatka

Department of Landscape Planning, Faculty of Horticulture, Mendel University in Brno, Valticka 337, 69144 Lednice, Czech Republic

marketa.flekalova(at)mendelu.cz

Mendel University in Brno, Faculty of Horticulture, Department of Landscape Planning is the coordinator of an Education for Competitiveness Operational Programme named “Consequences and risks of breaking the European Landscape Convention”. Among other activities an important part of the project are Interactive workshops on real life case studies for Landscape Architecture students organized by above mentioned institution. The workshops connect expert knowledge (students and teachers) with the approach of governmental bodies and local authorities and local inhabitants. The public final presentation of projects helps to promote ideas of European Landscape Convention and start a broader discussion about future of cultural landscape.

The contribution wants to introduce the experiences of the students in cooperation with locals and how the participation influenced the final design. On particular examples it will show how the landscape is perceived and what aspirations on landscape are expressed e.g.: by nuns from the Institute of Beatified Virgin Mary, who live in the castle in a village Štěkeň, the center of the historical designed landscape; by the cultural heritage protectors in the castle and designed landscape of Veltrusy, who have to protect historical heritage, cope with floods and open the area to tourists; or by the people living in village Čížov, part of National Park Podyjí, who are affected both by the nature protection limits and the history of closed border zone during socialism. Local people as the “users” of the landscape have been found crucial both for proper understanding of the landscape and accepting proposals for its enhancement.

Supported with the project “Consequences and risks of breaking the European Landscape Convention” CZ.1.07/2.4.00/17.0020. This project is co-financed by the European Social Fund and the state budget of the Czech Republic.

Keywords: stakeholders, students, landscape architecture

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P-3 [50.] Les citoyens contribuent à la conception de l’outil d’aide à la décision : Programme paysage

M. Legast, J.-F. Pecheur

GAL Pays des Condruses

Rue de la Charmille, 16, 4577 Strée-lez Huy (Modave), Belgique

marie.legast(at)galcondruses.be

Le GAL Pays des Condruses finalise actuellement un Programme paysage au sein des sept communes qui le composent (Anthisnes, Clavier, Marchin, Modave, Nandrin, Ouffet, Tinlot).

Faisant référence à la définition du paysage par la convention de Florence, le GAL Pays des Condruses a souhaité associer les citoyens à la démarche. En effet, ces derniers connaissent leurs paysages, les perçoivent avec leurs propres sensibilités mais en sont aussi les acteurs. Parler des paysages, c’est de plus une manière de sensibiliser la population à leur beauté, elle qui les côtoie tous les jours.

La population a été ainsi invitée à participer à des groupes de réflexion autour du paysage. Ces groupes de travail ont permis aux citoyens de s’exprimer sur l’image qu’ils ont des paysages et de localiser des points de vue qui les interpellent positivement ou négativement. Les participants ont défini ce qu’étaient pour eux les paysages, et comment ils percevaient ceux d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Suite aux conclusions des groupes de travail, des relevés de terrain ont été réalisés par toutes les personnes désirant apporter leur contribution avec pour objectif d’obtenir une grande diversité de perception du paysage. Ces observateurs ont complété des grilles d’analyse et photographié des points de vue.

Les CCATM ont également été associées tout au long du projet pour en assurer la pérennité.

L’ensemble de ces contributions citoyennes ont permis d’aboutir à un diagnostic des paysages du Pays des Condruses mais aussi d’identifier des actions en faveur des paysages. Cela a également permis de découvrir comment appréhender un paysage, notion si subjective pour certains !

Le poster présentera la manière dont les citoyens ont été impliqués dans ce Programme paysage, les défis qui ont dû être surmontés pour ce faire, et illustrera par quelques exemples choisis la richesse des résultats qui ont été obtenus.

Mots clés : programme paysage, participation citoyenne

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P-4 [51.] La gestion paysagère des zones agricoles côtières de la méditerranée, étude de cas en Sicile

L. Carullo, L. Riguccio, P. Russo, G. Tomaselli

Università di Catania,

Via Santa sofia 100, Catania, Italie

lauracarullo(at)gmail.com

De nombreuses zones rurales du littoral méditerranéen sont devenues des lieux de «consommation» du territoire, soumises à une forte pression anthropique due à l'agriculture intensive, à des usages résidentiels, industriels ou touristiques.

Le paysage de serres du golfe de Gela, partie du plus grand district maraîcher d’Italie, est un exemple caractérisé de ségrégation sociale, de gaspillage des ressources environnementales ainsi que d’indifférence à la conservation de la biodiversité. Il témoigne d’une gestion purement économique du territoire, qui a conduit à la destruction des éléments du paysage dans le but d’encourager une production intensive et spécialisée. Celle-ci n’a pourtant pas été en mesure de s’imposer au niveau européen et contraste de manière flagrante avec les politiques publiques actuelles en matière de développement durable qui font émerger l'espace rural comme une ressource économique, sociale, écologique et esthétique, lui accordant le statut des biens publics.

Le projet européen LIFE11-Leopoldia, s'inscrit dans ce contexte et propose une mise en œuvre du développement durable basé sur l’aménagement du paysage et tente ainsi d’élever le paysage à un rôle actif dans la planification, plutôt que de le reléguer à celui de récepteur passif de dommages considérés comme inévitables.

La méthode proposée est basée sur la lecture, l'évaluation et l'interprétation de la dynamique du paysage, ainsi que sur le projet de paysage en tant qu’outil de lecture des activités passées et présentes et d’ aménagement du territoire compatible avec les besoins de conservation de la nature, en établissant les limites entre utilisation et abus de la terre, en conformité avec les principes de la Convention européenne du paysage.

Cette méthode, tout en interprétant le développement durable comme une affirmation du droit des peuples à la qualité de vie de tous les lieux, doit faire face à la difficulté de mobiliser les habitants aux valeurs du développement durable et à l’absence des politiques publiques.

Mots clés : biodiversité, territoires ruraux, agriculture, participation

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P-5 [52.] Une méthode de médiation paysagère pour construire un projet territorial

S. Guerraoui

PayCités

64 rue vieille du temple, 75003 Paris, France

s.guerraoui(at)paycites.fr

La Convention Européenne du Paysage institue le droit des populations à exprimer leurs aspirations pour le devenir des paysages dans lesquels ils vivent au quotidien. En parallèle, de nouvelles problématiques émergent sur les territoires en matière de gouvernance. Une démarche de médiation paysagère se propose comme une solution inspirée de l'esprit démocratisant de la CEP pour répondre aux demandes grandissantes du milieu professionnel de l'Aménagement dans le domaine de la participation citoyenne. Cependant, ce type de démarche reste relativement innovant et une question se pose encore sur la manière d'appliquer ses principes sur le terrain. Nous soumettons donc à discussion une méthode qui se veut généralisante pour l'établissement de projet territorial à travers les plans de paysages et les chartes paysagères. Cette méthode prend appui sur l’exemple de la Charte paysagère participative de la Plaine de Versailles. Ce projet concernant vingt-quatre communes Yvelinoises présente une réelle continuité dans la réflexion menée concernant la démarche de médiation paysagère nous permettant un retour d'expérience sur son opérationalité. La méthode proposée repose sur une succession d’allers-retours permettant d’entremêler l’expertise paysagiste et l’expertise d’usage. Résumée de façon synthétique, elle peut se décomposer en quatre grands points suivant un ordre chronologique : expression individuelle grâce à des enquêtes sur les perceptions sociales liés aux paysages ; construction collective grâce à des débats et des ateliers de localisation ; ancrage au cas par cas par une animation et diffusion auprès du grand public et des autres territoires ; mobilisation grâce à de la communication pouvant être envisagée comme un fil rouge et intégrer une dimension artistique. Le poster décrit la méthode dans une version schématique dont les éléments-clés sont explicités par des renvois sous forme écrite et illustrée.

Mots clés : médiation paysagère, méthodologie, charte paysagère, projet territorial, Plaine de Versailles

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P-6 [53.] Images d'avenirs en Essonne

C. Briandet*, P. Enjelvin**

*CAUE de l'Essonne, France.

optmc(at)sfr.fr

**Observatoire photographique des territoires du Massif central

4bis rue des Fourches Dore, 63500 Brenat, France

Le CAUE de l’Essonne (France) a recueilli la parole de 15 porteurs de  projets grâce à une enquête photographique. Réunis dans une exposition, photos et paroles mettent en évidence des thèmes liés à l’aménagement du territoire, posant question à l’échelle locale, départementale, voire métropolitaine.

Mots clés : photographie, participation, projet de territoire, médiation, paysage

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P-7 [54.] Considerations from tools of territorial planning at municipal scale

M. Mai, A. L'Erario

Politecnico di Milano

g.matteo.mai(at)tiscali.it

The application of the principles of the European Landscape Convention (which recommends to develop policies of protection and enhancement on the whole territory and not just on the outstanding landscapes), requires a rethinking of urban planning: evaluating landscape plays a crucial role (as underlined at cf. article 6 of the ELC which invites to ""assess the landscapes, taking into account the specific values assigned to them by the parties and the population concerned"").

The research carried out in 2012 by the Politecnico di Milano, Dept. ABC, Lab Parid for the “Osservatorio permanente della programmazione territoriale” of Regione Lombardia evaluates the role of the landscape in municipal planning. It examines more than 30 municipal spatial plans.

The research shows a contradictory situation: the consideration of the landscape is not a real structural action, landscape is not assumed as a founding element of the urban plan. The ELC principles are mentioned, but there are not plan choices and concrete actions in line with them. In the same way references to regional and provincial landscape planning appear a mechanical assumption and not the basis to establish a planning with landscape quality; repertoires of knowledge are little used, however they are easily available on institutional databases and this indicates that there is a little consideration of the landscape by the parties involved in the drafting of the plans.

The research explores and gives tips on:

• The role of expert culture in the drafting of territorial plans;

• The presence/absence of an interpretive reading method;

• The relationship between legislation, territorial planning at a large scale and results; in the municipal plans;

• The relationship between political and administrative guidelines and plan choices.

Keywords: landscape planning, municipal plans

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P-8 [55.] Participatory science experienced by landscape architecture students

S. Bouche-Pillon, S. Bonthoux

Ecole Nationale supérieure de la Nature et du Paysage, UMR CNRS CITERES, Université de Tours,  9 rue de la Chocolaterie, 41000 Blois, France

s.bouche-pillon(at)ensnp.fr

Participatory Sciences, also known as Citizen Sciences, drive projects that engage the public in making observations and collecting and recording data. Since the last decade, different programmes of participatory science, also known as citizen science, were launched in various domains: climate change, ressources, adaptive management of urban residential lands, conservation biology (Cooper et al 2007 ; Lepczyk et al 2009 ; Dickinson et al 2010).

As lecturers, we wanted to sensibilize landscape architecture students on urban landscapes issues by a problem-based learning approach involving participatory science (Zoellick et al 2012; Jordan et al 2012).

The case study focused on plants biodiversity in urban public space. We studied wild plant communities in Blois (50 000 inhabitants) in France. Our goal was to determine the local and landscape factors responsible for patterns of plant species assemblages in the streets. With students, we conducted plant surveys on 50 streets of the city, according to the protocole of a citizen science project initiated by the ”Museum National  d’Histoire Naturelle” (Paris) (Machon 2012).

Locally, the street area is positively correlated with the number of species. To assess the effects of landscape factors, students quantified the percentage of several land uses in a 50 m buffer zone around the streets using GIS. The grassy areas (lawns, meadows) may act as source habitats from which plants disperse their seeds increasing the diversity of plant communities in the streets (Godefroid et al 2007).

Furthermore, bibliographic analyses were conducted by students on related issues such as citizen perception of urban space management.

This case study fosters the involvement of landscape architecture students in :

- interdisciplinary approaches related to urban landscape management and ecological issues,

- participatory approaches in urban ecology as well as in urban planning and related to the European Landscape Convention.

Keywords: participatory science, urban landscape ecology, student learning outcomes and project-based learning, stakeholders and urban planning

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P-9 [1.] Etude paysagère de la forêt de Soignes bruxelloise

M. Blin

Office National des Forêts

Centre forestier de Blanchefontaine, 52250 Langres, France

mirham.blin(at)onf.fr

La forêt de Soignes, située aux portes de Bruxelles, compte parmi les plus importantes forêts périurbaines d’Europe. Ses valeurs paysagères remarquables induisent des enjeux majeurs en terme gestion forestière intégrée, d’autant que de nombreux peuplements équiennes et surcapitalisés doivent faire l’objet d’un renouvellement. Concilier choix sylvicoles, écologiques et socio-paysagers s’avère alors aussi nécessaire que délicat. Mais si les valeurs plastiques et symboliques de la forêt de Soignes participent largement à sa renommée, aucune étude paysagère ne figurait parmi les nombreuses publications dont le massif a fait l’objet.

Dans le cadre du nouveau Plan de gestion de la forêt de Soignes bruxelloise, Bruxelles Environnement a confié la réalisation de l’étude paysagère à l’Office National des Forêts.

Si la problématique majeure initiale concernait le renouvellement des emblématiques hêtraies cathédrales, l’étude paysagère a permis de mettre en exergue, au cours de l’élaboration détaillée du diagnostic, de nombreux autres enjeux satellites. Cette étude, qui a associé utilement la dimension écologique à l’approche paysagère, a permis de construire un projet paysager partagé, décliné de manière sectorielle, dont la mise en œuvre est facilitée par la rédaction de nombreuses fiches-actions. Une dimension pragmatique et opérationnelle a été adjointe à cette étude moyennant l’organisation d’une session de formation destinée au personnel de BE.

Mots clés : étude paysagère, forêt péri-urbaine, Soignes

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P-10 [4.] Vulnérabilité des paysages postindustriels : une clé d'entrée vers la résilience territoriale ?

V. Charlier, J. Cenci, V. Becue

Faculté d'Architecture et d'Urbanisme - Umons

Rue d'Havré 88, 7000 Mons, Belgique

valerie.charlier(at)student.umons.ac.be

Le paysage a subi de nombreuses perturbations dues à la mutation des systèmes urbains. Aujourd’hui, nous pouvons élaborer une dimension paysagère pour tout environnement  possédant une identité face à sa population et une histoire face à son évolution ; des atouts  à mettre en évidence pour un essor politique, scientifique, culturel et environnemental.

L’essor industriel du XIXe siècle suivi d’un déclin économique a provoqué dans les villes, l’existence de différents milieux contenant diverses fractures paysagères et des friches abandonnées. Ces nouveaux paysages, stigmates du passé, doivent être réconciliés avec la société actuelle et à venir.  Phénomène culturel, le paysage doit également répondre à une fusion physique des êtres avec la nature.  Subissant sans cesse des transformations, il reflète l’interrelation des hommes au fil de l’histoire. Comment revaloriser un paysage industriel tout en conservant son identité ? Comme l’évoque B. Lassus : « un lieu pollué pourrait constituer un beau paysage ».  Il est donc essentiel  de recréer un paysage en tenant compte de ses racines. Notre recherche s’attardera  au système de Charleroi, territoire empreint de friches industrielles et répondant parfaitement à cette problématique. Ce passé imposant contient de nombreuses ruptures entre un paysage industriel et bucolique environnant. La conception d’une dynamique de revalorisation du  territoire se doit de préserver certains éléments en témoignage du passé douloureux.  Une gestion paysagère s’impose. Elle mettra en évidence la protection, mais surtout la connaissance et l’intégration d’un paysage futur répondant à l’image de la société ; ce processus répond à la connaissance du passé, notamment du « passé dans le présent » (Faireclough, 2003).  L’objet de la recherche concerne donc la réinsertion du patrimoine industriel au sein du paysage en répondant aux différentes fractures paysagères constituant des stigmates pour le territoire. Ces ecchymoses vulnérabilisent et empêchent l’évolution et la résilience de ce système.

Mots clés : paysage industriel, identité, patrimoine, intégration, vulnérabilité

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P-11 [5.] La participation créative des habitants, envisageable à l’échelle intercommunale ?

G. Désveaux

Parc Naturel Régional du Massif des Bauges

Maison du Parc, 73630 Le Châtelard, France

gentiane.dx(at)gmail.com

La notion de paysage est ici considérée comme le processus de transformation utilisant la connaissance sensible des habitants pour concevoir et projeter l’espace habité. Comment ce processus est-il mis en œuvre sur les territoires ? Cette connaissance habitante parvient-elle à nourrir les propositions d’aménagement, à influencer l’urbanisme réglementaire et  opérationnel ?

Nous comparerons deux tendances méthodologiques à l’œuvre dans les Parcs Naturels Régionaux du réseau Rhône-Alpes.

Première tendance : la question de l’urbanisme et des formes d’habiter, considérée comme un acte culturel et social. La méthode met  l’habitant au cœur du processus. Les équipes pluridisciplinaires mandataires de ce type d’opérations inventent des  conditions de rencontre avec la population, révélant différentes relations à l’espace. L’expérience esthétique et créative, - micro-actions, micro-transformations in situ -, sert de levier à des projets d’aménagement. Elle a pour résultats de réelles transformations de l’espace et une évolution dans les prises de décision des politiques.

Deuxième tendance : la mise en place de schémas d’aménagement intercommunaux.  L’observation du paysage et de ses dynamiques rassemble différents acteurs du territoire, socioprofessionnels, élus... Cette participation autour du paysage crée de nouvelles territorialités et une nouvelle gouvernance, notamment pour faire face au poids de la métropolisation.

Alors que la première méthode commence à faire ses preuves à l’échelle communale, la seconde,  construite sur l’intercommunalité, tend à éloigner l’habitant de son rôle de médiateur entre l’espace sensible et l’espace projeté.

L’une et l’autre méthode peuvent-elles être couplées pour tendre vers une nouvelle méthode ? Nous analyserons les contraintes méthodologiques que cela implique.

Mots clés : expériences esthétiques, micro-actions, intercommunalité, gouvernance, Parcs Naturels Régionaux

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P-12 [8.] The European Landscape Convention at urban scale: insights from a methodological approach in Lisbon

I. Loupa Ramos, R. Silva

Instituto Superior Técnico

CESUR/IST, Avenida Rovisco Pais, 1049-001, Lisboa, Portugal

isabel.ramos(at)ist.utl.pt

Keywords: landscape ecology, landscape character areas, urban morphology, spatial planning, Lisbon

Urban landscapes are an essential part of the daily lives of most of Europe’s citizens. The European Landscape Convention (ELC) recognises the value of everyday landscapes for the well-being of citizens, in urban areas as well. In this framework, signature states commit themselves to put in place policies and develop actions addressing the specificities of urban landscapes. There is far more experience in dealing with landscape in rural and natural areas than in urban areas. Literature dealing with urban landscape is rather focalized on natural elements within the cities than on built areas. And if so, the emphasis is usually set on public space. Only few studies have been dealing with the urban landscape in a holistic way using the conceptual framework provided by the ELC. The European Landscape Convention (ELC) calls as first step towards its implementation the identification and characterization of landscapes. There is a wide spectrum of approaches to LCA exercised throughout Europe at countrywide and regional scale. Traditionally, the methodology combines natural and cultural dimensions in multiple ways. In Portugal, the competent authorities have set guidelines for the definitions of LCA in spatial planning documents at local scale. Nevertheless, downscaling LCA, using the ELC framework, in major urban areas is still a challenge. Thus, landscape approaches developed for broad-scale non-urban settings need to be reviewed, adapted and articulated with other disciplinary approaches in place in urban studies. Thus, it seems worthwhile to discuss ways to LCA at urban scale and how it can be made useful in the planning process. In this context this paper aims to report on the methodological developments of LCA as carried out in the city of Lisbon bringing together toolboxes from landscape ecology and urban morphology in order to grasp the diversity and the uniqueness of the character of the city.

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P-13 [9.] The River-Landscape Contract as evolutionary relational process community/experts

G. Pizziolo, R. Micarelli

University of florence

Via P.A. mattioli, 43 50139 Firenze, Italia

pizziologiorgio(at)gmail.com

The participative traditional procedures can be renewed through experiential activities connected to specific territorial realities, where experts and local groups are equally involved in a learning community, able to trigger landscape /life environment processes, oriented to promote local life environment management practiced by conscious and responsible citizens, experts and political Institutions.

These procedures and participative processes can lead to specific modalities of Governance as the one realized on Landscape River Contract on the Panaro River, promoted in Emilia Region, Province of Modena, Italy, and already ratified (december 2012).

Keywords: interactive learning, landscaping participative management

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P-14 [11.] Le paysage comme outil de dialogue dans le jeu d’acteurs : expérience dans la vallée du Cher

S. Servain-Courant, L. Voisin, A. Fache,

ENSNP, L'école nationale supérieure de la nature et du paysage

9 rue de La Chocolaterie cs 2902, 41029 Blois cedex, France

voisin_lolita(at)ensnp.fr

La mise en œuvre de la continuité écologique dans les cours d’eau français est devenu une préoccupation des gestionnaires qui se trouvent ainsi confrontés à l’application d’une directive européenne impliquant dans certains cas la destruction d’ouvrages. Ce qui implique de s’interroger sur les activités et usages liés au cours d’eau et l’évolution des paysages fluviaux. Dans la vallée du Cher (Région Centre), une démarche originale a été initiée, dans le cadre d’une action de recherche en lien avec les services de la DDT d’Indre-et-Loire, qui a mobilisé l’analyse paysagère pour renouveler la politique d’aménagement du cours d’eau, notamment la destruction de barrages à aiguilles.

L’hypothèse est double : le paysage peut-il servir de révélateur de tensions dans une politique d’aménagement, et peut-il, à partir de ces tensions, être le vecteur d’un projet collectif, donnant de l’importance au jeu d’acteurs ?

Si des travaux récents montrent comment le paysage peut servir une participation des populations aux projets de territoire, nous voulons ici questionner plus spécifiquement la participation des acteurs publics locaux, notamment dans le cadre de conflits territoriaux. Pour cela, une méthodologie déjà expérimentée sur les paysages ligériens (thèse L. Voisin 2013) a été adaptée et approfondie puis testée.

Nous proposons dans cette communication de développer la démarche élaborée, notamment l’analyse du jeu d’acteurs (P. Lascoumes et P. Le Galès 2009), et les principaux résultats obtenus. L’originalité des schémas de synthèse sera particulièrement valorisée, car ils proposent une nouvelle lecture du paysage par ses acteurs, ce qui nous semble être un moyen de réévaluer les outils de mobilisation du paysage à destination d’un système d’acteurs de plus en plus complexe. Ce point permet d’apporter des éléments au débat concernant la mobilisation du paysage pour améliorer la participation des acteurs aux stratégies territoriales.

Mots clés : analyse paysagère, jeux d’acteurs, stratégie territoriale, paysage de vallée

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P-16 [13.] AMELI, une étude multi-échelles des fonctionnalités écologiques conciliant paysage, expertise scientifique et participation

S. Nageleisen

Université Bordeaux 3 - CNRS UMR ADESS et l'équipe AMELI

Maison des Suds 12 Esplanade des Antilles, 33607 Pessac cedex, France

snageleisen(at)u-bordeaux3.fr

Le projet AMELI (Analyse multi-échelles des lisières) de l'appel à projet DIVA ""continuités écologiques dans les territoires ruraux et leurs interfaces"" a pour objectif de réaliser une étude multi-échelles des fonctionnalités écologiques dans la région Poitou-Charentes et plus particulièrement dans le bocage bressuirais. Le projet concerne plusieurs acteurs : le CNRS, l'INRA, le MNHN, l'ONCFS. Afin de réaliser cette étude, les chercheurs d'AMELI ont expérimenté une démarche de concertation adaptable à d'autres contextes mettant en avant le paysage. De nombreuses photographies paysagères ont été prises avec des habitants puis systématiquement géoréférencées, commentées et débattues, afin d'élaborer plusieurs jeux de cartes servant à de nouveaux échanges. Il s'agit ici de faire en sorte que la réalisation de cartes ne précède pas la participation des acteurs locaux, ce qui est souvent le cas, et de promouvoir une approche par le paysage. Ce travail permet une co-construction de savoirs sur la biodiversité bocagère avec des scientifiques et des habitants d'un territoire. Ceci facilite l'appropriation locale de la démarche TVB (trame verte et bleue) et aide à sa transposition dans les documents d'urbanisme (PLU et SCOT). Il s'agit donc de mettre en place un outil de médiation entre les constructions scientifiques et les représentations vernaculaires de la biodiversité à l'échelon local.

Mots clés : continuités écologiques, multi-échelles, participation, paysage

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P-17 [17.] Proposition pour une méthode d'analyse des séries diachroniques d'observatoire photographique

P. Enjelvin, C. Planchat

Observatoire photographique des territoires du Massif central

4bis rue des Fourches Dore, 63500 Brenat, France

optmc(at)sfr.fr

L’observatoire photographique des territoires du massif central propose une méthode d’analyse des séries diachroniques conçues à partie des changements du paysage sur et autour du tracé de l’autoroute A89.  Un outil de suivi qui vise à évaluer la politique publique dite de 1% paysage et développement.

Mots clefs : photographie, observatoire, analyse des diachronies, infrastructure

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P-18 [26.] Sustainable approach to landscape reconditioning by means of social co-involvement.  A Romani community case-study

C.G. Corduban, A.I. Dumitrascu, R.M. Nica, V.P. Gafiuc

Faculty of Architecture,

Technical University “Gheorghe Asachi”, Iasi, Romania

alin_corduban(at)yahoo.com

The issue of anthropomorphic landscape deterioration is intricately linked to aspects of economic means. Arguably, urban landscape loses its esthetic character whenever and wherever  it is impaired by economic hardship. The quality of urban space is determined by the standard of living of its inhabitants and the same can be argued about the reverse: good living standards most always determine high standards in urban landscape.

On the basis of this iteration, this article analyses a suburban neighborhood of Iasi, mainly inhabited by people of the Romani community. In this area, Ciurea, the two issues, namely: poor urban esthetics and low-income are apparent. The authors make an analysis of the current situation and asses the benefits of reconditioning the abandoned brick factory into a social center for the community. Apart from integration issues, the study focuses on the benefits of involving members of the community in the construction process, that include training practices.

Keywords: romani, integration, training practices

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P-19 [27.] Paysages (multisensoriels) des habitants. Retours critiques sur une démarche méthodologique et propositions pour l’action

T. Manola

Lab'Urba & Politopie

Atelier de Recherche Politopie, 111 rue Gabriel Péri 94400 Vitry-sur-seine, France

thea.manola(at)gmail.com

Les sens (autres que la vue) et leur prise en compte dans la perception paysagère constituent une question relativement délaissée. Si une production scientifique théorique importante sur les rapports sensoriels des hommes avec leurs territoires de vie existe, une réelle difficulté quant à leur opérationnalisation persiste.

Une des raisons de cette difficulté est celle des moyens dont nous disposons afin de les saisir et les comprendre. Les  instruments de mesure, qu’ils soient mécaniques (sonomètres) ou humains (les « nez »), malgré les informations qu’ils apportent, ont déjà montré leurs limites et l’idée de travailler avec des hommes « non-experts » a déjà fait ses preuves.

Mais comment faire parler les gens de leurs rapports sensibles, de leurs paysages multisensoriels quand nous savons que plusieurs difficultés existent quant à son expression ?

Pour y répondre, nous nous appuierons sur le travail doctoral de T. Manola (2012)  et une recherche dans le cadre du PIRVE (PUCA et CNRS) sur les paysages multisensoriels. Dans ce cadre, nous présenterons la démarche méthodologique emboîtée adoptée (qui combine : diagnostics « experts »  et entretiens, parcours et « baluchons multisensoriels » auprès des habitants de 3 quartiers dits durables européens).

Qu’est-ce que chaque méthode apporte en termes de résultats mais aussi de questionnements ? Quelles en sont les complémentarités ? Quelles préconisations méthodologiques pouvons-nous alors en déduire ? Comment utiliser le matériau recueillît à des fins d’action ?

Nous présenterons également une esquisse cartographique réalisée sur la base du corpus recueilli et qui vise la proposition d’un outil opérationnel de diagnostic mixte, mêlant savoirs professionnels et habitants.

Mots clés : paysage mutlisensoriel, diagnostic mixte, entretiens, parcours, baluchons multisensoriels, quartiers durables

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P-20 [30.] The project «Luoghi di valore» (Outstanding Places)

S. Zanon

Fondazione Benetton Studi Ricerche

Via Cornarotta 7, 31100 Treviso, Italy

simonetta.zanon(at)fbsr.it

Outstanding Places investigates what individuals and communities think about the places where they work and live, with their priorities, their various social and cultural backgrounds, their feelings and emotions, and encourages people to participate in this reflection.

It takes the form of a direct appeal in which people are asked to nominate and describe a place (or places) they believe to be of outstanding value and to explain why; the invitation is therefore for everybody to identify and to appraise “their” landscapes and to express their aspirations for them, and in so doing to put into concrete practice the contents of the European Landscape Convention.

The project includes other activities: most significant are the visits in many of the “outstanding places” (about 60), meeting there first of all the people who had nominated them and, when possible, also the owners, the administrators and all the precious witnesses involved in the life of the place. Many citizens have clear and cogent opinions and expectations about “their” places and they seem to be waiting for an opportunity to express them.

People involved in this collective research (788 nominations, 500 people in six years) take an active part, debating openly with specialists and experts, giving information and materials needed to understand awareness of the demands, attitudes and preferences of the community. The involvement is also expressed by the numerous people who have visited the annual exhibitions (13,000) and by those who participated in the various public meetings associated with the project, all conceived to promote reflection on the universal bond between individuals or community and place.

The support thus generated should help to create better conditions for our places to be safeguarded and appreciated, for the quality of our lives and our well-being and for the future prospects of generations to come.

Keywords: landscape, participation, awareness, place, community

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P-22 [41.] Landscape as a tool for mediation? Landscape Observatories at local scale in Veneto region (North-eastern Italy)

B. Castiglioni, M. Varotto

University of Padua

Dipartimento di Scienze Storiche, Geografiche e dell'Antichità, sez.di Geografia, via del Santo, 26 - 35123 Padova, Italy

etta.castiglioni(at)unipd.it

This paper presents an experience carried out between 2011 and 2012 within the framework of the “Landscape Observatory of the Brenta River Valley” (www.osservatorio-canaledibrenta.it), based on the cooperation of the Veneto Regional Administration, the Universities of Padua and Venice, and the local Municipalities.

The experience originates from the idea that landscape can be considered as a “tool”, which may contribute to the expression, outline and mediation of different perceptions, values and viewpoints, both of expert knowledge and lay people, concerning different reasons for interest in the landscape. In this perspective landscape may stimulate the emerging of territorial questions and an open discussion on them. The Landscape Observatory should operate as an “arena” for dialogue and for identifying common objectives inside the local community.

During the development of this project, population has been invited to participate in many different activities (i.e. a survey on people’s landscape perception, a training course for technicians, educational activities for school children, participation activities with focus groups, a final festival and exhibition) based on three key words, considered as the most important for people’s involvement as claimed by the ELC: knowledge, in the sense of deeper and wider knowledge of the local landscape including surveys, training and dissemination activities; awareness, in order to make local people more conscious of the values and critical aspects of their landscape and more willing to take care of it; sharing of values and meanings, questions and proposals, mainly through focus groups.

The critical evaluation of each activity and the results of the project as a whole allow identifying some general “lessons learned” and some guidelines for the current implementation of the regional networks of local observatories; at the same time, we discuss the appropriateness and the effectiveness of observatories at local scale for the implementation of the ELC.

Keywords: Landscape Observatories, landscape as a mediator, Veneto region (Northeastern Italy), ELC implementation

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