Institut de Gestion de l'Environnement et d'Aménagement du Territoire

COLLOQUE « CONCILIER EXPERTISE SCIENTIFIQUE ET PARTICIPATION : LE DÉFI POSÉ PAR LA CONVENTION EUROPÉENNE DU PAYSAGE »

RÉSUMÉS JOUR 2 - SESSIONS 3 & 4


COMMUNICATIONS ORALES

SESSION 3


L’apport de l’approche historique et de son interprétation dans la mise en place des outils de compréhension du paysage

Le paysage tel que décrit, analysé et ressenti n’existe qu’au travers du regard porté par l’homme et selon l’époque donnée. Cette relativité historique du paysage prend tout son sens lorsqu’on analyse son évolution sur base des aménagements effectués sur celui-ci.

Comment l’analyse de l’évolution des strates du paysage construit par l’homme et celle de son interprétation peut-elle apporter des éléments servant sa gestion ou sa protection qui concordent avec les aspirations des générations actuelles et à venir ? Que nous révèlent les traces de nos ancêtres et comment les intégrer dans la gestion actuelle du paysage?

S3-9h30 [24.] Perceiving the past in landscape

G. Fairclough
Newcastle University (UK)

graham.fairclough(at)newcastle.ac.uk

When the Council of Europe was taking its first steps in the early 1990s towards the ideas in the ELC (eg its Recommendation on 'Cultural Landscape Areas', published in 1995), in the UK character-based methods of assessment were being codified that would come to be adopted both in Britain and beyond. This method – Landscape Character Assessment - seeks to integrate historic and ‘natural’ aspects of landscape, but nevertheless it has been necessary to have a separate (but complementary) method of historically and archaeologically-informed characterisation, Historic Landscape Characterisation. A similar separation exists in other countries (eg The Netherlands, or Catalonia). Why?

Does the reason lie in the very wide disciplinary spread of landscape research, or in institutional divisions, or in the emphasis in landscape policy on the natural environment, or in the separatist tendencies of archaeologists and historians, or in the greater complexity and inaccessibility of the landscape's historic dimension? Is it a scale issue? Or is multi disciplinarity not enough, but inter-disciplinarity simply too difficult?

This is an important issue. The British LCA method has spread to other parts of Europe, but not always with a supporting historic method. Yet a landscape's history, say opinion polls, is a major contribution to public perceptions and appreciation of landscape, and history is central to the idea that a population's knowledge of 'their' landscape has been gained over generations. Most of all, the way that the past is seen in the landscape requires us to revisit the word 'perception' in the ELC definition. The traces of the past in landscape are often invisible, even to experts, and are legible not to the senses (sight, sound, touch, smell, taste) but through cognition, memory, transmission and knowledge transfer. The past can be read in the landscape, but often it needs to be read into landscape, by experts, before becoming part of public perception.

Keywords: historic landscape characterisation (HLC), local knowledge, cognition, legibility, Faro Convention

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S3-9h50 [19.b] Quand les hommes font les lieux, regard de l'historien sur les paysages wallons

S. Quériat, M.-F. Godart
Université Libre de Bruxelles (ULB) - Institut de Gestion de l’environnement et d’aménagement du Territoire (IGEAT)
Avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles, Belgique

squeriat(at)ulb.ac.be

Pour répondre aux exigences de la Convention européenne du paysage, la Wallonie a notamment mis en œuvre à partir de 2005 une collection d’atlas des paysages qui devrait à terme couvrir l’ensemble de son territoire. Destinés à un public varié (décideurs politiques, associations, simples citoyens), ces atlas sont conçus comme des outils de connaissance, de sensibilisation et de gestion et réalisés par une équipe scientifique interdisciplinaire (géographe, agronome, botaniste, sociologue, urbaniste, environnementaliste, licencié en tourisme) comprenant notamment un historien.

Un volet important de ces atlas est consacré à la dimension historique des paysages. Plus qu’un panorama de l’évolution des paysages, cette partie s’articule autour de la mise en place des paysages. Elle a pour objectif de faire comprendre les processus humains qui ont participé à la création des paysages tels qu’on les connaît aujourd’hui. Il s’agit de remonter chaque fil de la trame du paysage pour comprendre sa construction (dans certains cas sa déconstruction) et montrer les relations entre les éléments qui le composent. En parallèle avec l’approche sociologique développée par ailleurs, l’approche historique tente également de mettre en évidence l’évolution de certains regards portés sur le paysage au cours du temps et les facteurs de cette évolution.

Cette communication en se basant sur quelques exemples prélevés dans les quatre atlas déjà parus et les deux atlas en cours de réalisation fera le point sur la méthodologie développée (notamment les sources et type de documents utilisés) mais aussi ses limites.

Mots clés: atlas, analyse historique, sources, processus, représentations

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S3-10h10 [25.] Pay[s]age vers une dynamique de rétention et de relance

R. Occhiuto
Architecture et Paysage - Faculté d’Architecture, Université de Liège (ULg), Belgique

r.occhiuto(at)ulg.ac.be

Comme au XVIIIe, le paysage, à travers la CEP, opère une nouvelle « révolution verte » portant sur des coactions sédimentées, aptes à dialoguer avec les agents de mutation actuels. Bien plus qu’un lexique européen commun, la CEP réinterroge les métiers de construction du territoire.

L’histoire, liée à la lecture descriptive thématisée, atteint des connaissances pointues souvent pauvres en capacité de relance, car la composante dynamique fait défaut. La fixité qui en découle a décrété la perte de vitesse de cette approche. La CEP revient aujourd’hui sur les principes de lectures ouvertes, plus dynamiques et plurielles. Elle les accompagne de pratiques d’écoute, de sensibilisation, et d’observation constituant non pas une méthode d’auscultation territoriale linéaire, mais une approche systémique et circulaire. Ces principes remettent en question profondément l’opérationnalité des savoirs et des pratiques historiques. L’accent est mis sur la compréhension des dynamiques accomplies et en cours. Cette translation du sens de l’histoire permet de réinterroger le paysage comme un terrain expérientiel à suivre dans son évolution et sans disjonction des éléments qui le composent, comme une œuvre ouverte (Eco).

L’étude du paysage, axée sur des lectures interprétatives du passé et des forces en action, en utilisant une méthode multi-échelle et multi-temporelle, répond pleinement aux objectifs de la CEP, à savoir : connaître de manière approfondie, comprendre, organiser et communiquer les logiques systémiques observées, récolter les retours, réorienter et relancer le questionnement paysager à accompagner dans le temps.

Les éclairages prônant une géographie proche des mutations (Sereni, De Matteis, Turri), ainsi qu’un futur ancré dans l’histoire (Assunto) ou dans le jeu combinatoire propre au paysage comme langage (Derrida, Rowe, Eisenman, Vogt), complétés par la sensibilisation et l’écoute participative, sont les lignes-guides d’une lecture sédimentaire dynamique appliquée à deux cas d’études aujourd’hui soumis à l’expérimentation publique.

Mots clés : trace/écart, palimpseste, temps, système, dialectique participative

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S3-10h30 [22.] Practice for the long term: collaborative landscape histories, co-produced landscape futures

K. Brophy, C. Dalglish, A. Leslie, G. MacGregor, A. Sorotou
University of Glasgow, UK
kenny.brophy(at)glasgow.ac.uk

An elaborate body of discourse and practice has developed to implement the ELC in relation to historical landscape. Although this has involved attempts to promote public participation, practice largely remains a technical, expert-driven exercise. Furthermore, traditional heritage sector approaches are dominated by a preservative rather than creative, transformative philosophy. By contrast, for us, the historic landscape presents a wonderful opportunity for collaboration between scientific experts and others. We strongly believe that changes in the landscape tomorrow can and should draw creatively on the landscape’s past rather than be held back by it.

Our experience as archaeologists in different sectors has enabled us to develop a distinctive practice-led approach where the process of understanding long-term landscape change is as important as the knowledge which emerges from that process. Our approach is truly collaborative: it values scientific expertise but places experts in relationships with others in order to co-produce understandings of the landscape. We recognise the need for long-term objectives and the uncertainty that comes with that: recognising that landscape processes can have extreme timescales, our vision is to develop projects that last beyond our lifetimes and those of our collaborative partners. This requires the articulation of short- and medium-term objectives with practices which pursue landscape characterisation, management and planning as long-term projects. The key is not to try to define the landscape (past, present, future) once-and-for-all, but to build and embed a ‘soft infrastructure’ of collaborations between people (expert and otherwise) through which the landscape can be handled in the longer term. Engagement with the history of the landscape is a means of catalysing and sustaining the relationships necessary for this long-term approach to the landscape’s future.

In this paper, we will give examples of how we are putting these principles into practice, drawing on experiences in Scotland and Greece.

Keywords: historic landscape, emergence, long-term collaboration

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SESSION 4


Enseignement après plus de dix ans de pratiques

Après une décennie de mise à l’étude, il semble opportun de prévoir une place au retour d’expériences. Quel bilan peut-on tirer de l’influence réelle et tangible des outils ainsi développés ? Comment évaluer leur impact dans la sphère décisionnelle ? Comment les atlas des paysages sont-ils utilisés dans les politiques de gestion territoriale ? En sus du volet décisionnel, il s’agira ici de souligner les types d’appropriation de ces outils, leur utilisation y compris pédagogiques et enfin de support pour d’autres types de recherches.

Cet état des lieux doit en filigrane permettre d’identifier les attentes non rencontrées et de s’interroger sur la manière d’améliorer les choses.

 

S4-11h10 [38.] Mettre en œuvre le nouveau paradigme en paysage. Quels accompagnements des acteurs territoriaux en France ?

S. Paradis, P. Beringuier, P. Derioz, M.-F. Fortin, L. Lelli
INP Toulouse-Ecole d'Ingénieurs de Purpan / UMR INRA 1248 AGIR
75 voie du TOEC, BP 57611, 31076 Toulouse Cedex 3, France
sylvie.paradis(at)purpan.fr

La Convention européenne du paysage (CEP) est devenue une « affaire publique » en France tant elle est avant tout portée par des acteurs institutionnels (Olin, 2007). Elus, agents de l’Etat et techniciens des collectivités territoriales se sont ainsi retrouvés à l’avant-scène de sa mise en œuvre. Si le changement de paradigme induit par la CEP, intègre la dimension culturelle du paysage, voire sa dimension politique, ce qui mérite d’être souligné, il n’en reste pas moins que sa traduction opérationnelle semble encore bien difficile… Entre « territorialisation du paysage », où ce dernier est un fil conducteur d’un projet de territoire et « territorialité du paysage » interpellant la manière dont les acteurs de terrain l’incorporent au quotidien dans leurs pratiques, quels enseignements pouvons-nous tirer de l'accompagnement de la CEP par les pouvoirs publics ? De l’échelle régionale au local, sa mise en œuvre pose différentes questions opératoires et réflexives : Quels sont les degrés d’appropriation des acteurs territoriaux ayant engagés des démarches dites participatives ? Quelles connaissances et compétences les acteurs territoriaux sont en mesure ou pas de mobiliser pour modifier leurs pratiques ? Quels dispositifs de recherche-action peuvent être élaborés pour accompagner la mise en œuvre de la CEP ? Ces questionnements seront abordés à partir de différents exemples de dispositifs : atlas de paysage, site labellisé, territoire en démarche de tourisme durable… Cette approche prendra notamment appui sur une démarche partenariale engagée entre la DREAL Midi-Pyrénées en charge de la mise en œuvre de la CEP et des enseignants-chercheurs collaborant au Réseau Paysage de cette région.

Mots clés : paysage, dispositifs d’animation, action publique, recherche-action, France

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S4-11h30 [43.] Les Lignes directrices du projet pour l'intégration du paysage dans les transformations territoriales

R. Laviscio, P. Branduini, L. Scazzosi
Politecnico di Milano - A.B.C Departement,
PaRID laboratory, Via Bonardi 9, 20133 Milano, Italia

paola.branduini(at)polimi.it

En Italie et en particulier en Lombardie, l'instrument des «lignes directrices» est largement utilisé en tant qu’outil de sensibilisation vers des projets bien intégré dans le paysage. Le «Volet paysager » introduit par le Code du patrimoine culturel et du paysage (DPCM 12 Décembre 2005) a été accompagné par des publications sur des catégories spécifiques de projets (parcs éoliens et bâtiments ruraux).

- Le Plan paysager de Lombardie est structuré en cahiers qui illustrent et proposent les best practices de la conception de systèmes technologiques (énergies renouvelables et télécommunications) ainsi que les infrastructures de transport.

- Le Parc agricole sud de Milan a organisé des cahiers thématiques sur le patrimoine rural (bâtiments, paysages, environnement).

- La province de Foggia accompagne son Plan territorial avec des lignes directrices sur les éoliennes et les systèmes photovoltaïques.

Ces outils sont destinés d'une part aux concepteurs appelés à composer nouveaux paysages avec les nouvelles technologies, de l'autre aux techniciens évaluateurs chargés de déterminer la pertinence des interventions paysagères.

Apres quelques années de parution de ces instruments, la contribution vise à mettre en évidence leurs effets sur les pratiques du projet à travers l'examen des différentes expériences effectuée dans la recherche.

Les documents soumis à l'évaluation par les «Commissions paysage », les Evaluations d'impact environnemental, les autorisations de la Sovrintendenza au Biens culturels et au paysage sont le point de départ pour des considérations à la fois sur les résultats du projet et sur l'efficacité et l'utilité des méthodologies proposées.

Les retombés des indications théoriques dans la pratique du design ont été ainsi source de réflexion pour l’amélioration de textes des normes et de leur modalité d’illustration.

Mots clés : lignes directrices, impact paysagers, volet paysager, retombés pratiques

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S4-11h50 [40.] Implementation of European Landscape Convention in Portugal: insights from regional and local planning practice

F. P. Monteiro, I. L. Ramos
IST - University of Lisbon, Portugal

fpm.work(at)gmail.com

European Landscape Convention (ELC) was signed by Portugal in 2000 and ratified and transposed into Portuguese legislation in 2005. Landscape as a provider of quality of life is however considered as a main issue since 1976 by the Portuguese Constitution. Since then, planning policy documents introduced landscape in its contents aiming foremost landscape protection. In the past ten years, responsible public institutions developed studies about landscape in order to support spatial planning process. The Portuguese Landscape Atlas was published in 2004 and became a benchmark for landscape protection and enhancement and in 2011 were published guidelines to foster implementation of ELC in local planning, notably in Municipal Master Plans.

In this paper we analyse the implementation of ELC in spatial planning both at regional and local scale. Since 2000, almost two-thirds of Municipality Master Plans and four Regional Master Plans came into force. The methodological approach is based on the observation of regional and local planning documents. In line with before mentioned, milestones related with the establishment and implementation of landscape policies in Portugal was undertaken: 2000 – 2005, 2005-2011, 2011-2013.

The criteria of analysis at regional level considered the evaluation of how these instruments introduce landscape in their strategy by identifying landscape units, by analysing pressures that are transforming them and by setting standards or guidelines to local planning. At local level the analysis evaluated if links to regional documents were adopted and how landscape was integrated in the plan concerning: main goals (landscape quality objectives), mapping (landscape character areas identification), articulation with overall goals of plan, and management strategies for implementation.

The results of this analysis are systemized having in mind to get insights on how ELC is being implemented in the planning documents, but also to critically analyse the potential impact that it might have on the landscape itself.

Keywords: landscape, spatial planning, territorial policies, implementation of ELC

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S4-13h40 [35.] Paysage, étalement urbain et décisions politiques : retour sur une approche pluridisciplinaire confrontant analyse spatiale et perceptions des acteurs

A. Marshall, T. Guyet, E. Athané, F. Menghini, H. Nicolas
Université Paris 13-Nord
UFR LSHS, 99 bvd J.B. Clément, 93430 Villetaneuse, France

anais.marshall(at)univ-paris13.fr

Dans le cadre du projet « PAYsage et éTALement urbain » (PDD2), nous cherchons à décrire finement les formes de l’étalement urbain et les dynamiques du paysage, et étudions leurs liens. Il s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire pour proposer des méthodologies de confrontation d'observations objectives de l'évolution de l’occupation du sol et de l'étalement urbain (par images satellites) et des analyses de la perception des paysages.

Cette communication est centrée plus spécifiquement sur une méthodologie confrontant, d'une part, une analyse par images satellites de l'étalement urbain à l'aide d'indices du paysage à, d'autre part, des analyses d’entretiens réalisés auprès des élus et des aménageurs et d’observations de terrain. Alors que les indicateurs du paysage et les images satellites apportent des résultats quantifiables sur les dynamiques spatiales et leurs formes, les entretiens permettent d’appréhender la perception des acteurs sur le lien entre paysage et étalement urbain ainsi que leurs actions directes ou indirectes sur ces processus. Cette méthode a été testée sur l’aire urbaine d’Angers.

Nous présentons les résultats de ces travaux tant méthodologiques que thématiques. Une étude diachronique des cartes d’occupation du sol obtenues à partir d’images satellite à haute résolution a permis de réaliser des cartes d'étalement urbain. L'utilisation d'un indice des paysages sur ces dernières permet de caractériser différentes formes d'étalement. Les indices de paysages sont classiquement calculés sur l'image initiale de la première date. Une analyse statistique caractérise le lien entre ces différents indices. Conjointement, les perceptions des acteurs ont été récoltées par des entretiens semi-directifs. Ces derniers ont été réalisés auprès d’élus et d’aménageurs des communes identifiées comme espaces de changements sur les cartes d’étalement urbain. Cette étude met en évidence le rôle considérable des choix politiques sur les dynamiques paysagères et l’étalement urbain.

Mots clés : paysage, étalement urbain, indice du paysage, perceptions, méthode pluridisciplinaire

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S4-14h [37.] Paysage : un long chemin de prise de conscience. Les projets de mise en valeur paysagère des Municipalités

L. Scazzosi, P. Branduini, R. Laviscio
Politecnico di Milano,
A.B.C Departement, PaRID laboratory, Via Bonardi 9, 20133 Milano, Italy

paola.branduini(at)polimi.it

La question de la perception sociale et de la participation à la gestion des sites se pose sur la scène internationale, non seulement dans le cadre européen. En Italie, la ratification de la CEP a porté plusieurs projets de mise en valeur du territoire à prendre en compte la qualité paysagère des lieux. Mais il y eu souvent un gap parmi les objectifs fixés et la signification du paysage : très souvent, l’idée du paysage se mélange avec celle du territoire et de l'environnement ou se concentre sur le monument plutôt que sur tous les lieux de vie de la population.

La prise de conscience du sens du paysage est gagnée au cours des différentes étapes du projet : les outils de dialogue et de méthodes d'engagement affectent le moment et la manière d'atteindre cet objectif.

Au fil des projets de mise en valeur, conduit par le laboratoire PaRID seront analysés:

• Les pré-conditions du projet

• Les outils textuels et visuels pour animer le dialogue

• La participation des parties prenantes

• La diffusion et la forme de divulgation du projet sur le terrain et sur le web

Les outils participatifs mis en place dans ces expériences sont également une source importante pour l'acquisition de connaissances relatives à la perception sociale du paysage.

Les points saillants sont :

• Les instruments utilisés pour la collecte des connaissances

• Le traitement graphique nécessaire pour la formalisation, le partage et la diffusion des connaissances

• Les choix opérationnels qui en découlent en termes de planification et de gestion, tel que déterminé par la reconnaissance des valeurs de la perception sociale.

Des études de cas de projets de développement seront pris en compte: Projet AgriCultura de Milano, Carte du paysage agraire des communes des Berici, projet MiLand et projet Fosso Bergamasco.

La prise en compte de la perception sociale et des outils de participation seront analysés aussi dans les méthodes d'enseignement dans la formation des futurs techniciens.

Mots clés : outils de participation, perception du paysage, divulgation des projets, outils graphiques

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S4-14h20 [56.] Integrating landscape atlases into spatial planning instruments: from the Flemish Landscape Atlas to the first heritage landscapes

V. Van Eetvelde, N. Dabaut, M. Antrop
Department of Geography, Ghent University
Krijgslaan 281-S8, B9000 Ghent, Belgium

veerle.vaneetvelde(at)UGent.be

The European Landscape Convention recommends the realisation of an integrated landscape policy. This includes that landscape entities to be management must be defined; landscape qualities and values must be described, objectives formulated by the competent public authorities, including the aspirations of the public with regard to the landscape features of their surroundings. The Landscape Atlas in Flanders (2000) is recognised as the basic inventory for the current landscape policy. A process was set up to select anchor places from the Atlas, describe their landscape character, and defining specific landscape quality objectives. More than 66 anchor places are currently indicated as ‘designated anchor places’, dozens are subject to this procedure, in which expert judgment, direct and indirect public participation have been involved to define the final objectives. These designated anchor places are to be used in the procedure of spatial planning to become managed as ‘heritage landscapes’. Since 2009, 11 heritage landscapes are designated, referring to (parts of) 8 different anchor places, meaning that they are included into a spatial development plan. At this stage, the direct influence of landscape policy ends and the spatial planning take over. Thus, future monitoring of the translation of the landscape qualities and objectives into the spatial development plans and the real developments in these heritage landscapes will be essential to evaluate if the landscape quality objectives are realized and to evaluate the integration between landscape, heritage and spatial planning. This paper will illustrate the procedure of the ‘designated anchor places’ and ‘heritage landscapes’ based on a selection of cases that have gone through the whole process. How are the landscape quality objectives formulated in the designated anchor places translated into the spatial development plans? Who are the different stakeholders and actors involved in the participation? How was the input of the participation process was taking into account? The paper will build upon earlier research to evaluate how landscape qualities and objectives were formulated and used in the successive steps of the procedure by the involved participants.

Keywords: landscape characterization, landscape quality objectives, participation, spatial development plans

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